« Tandis que des familles du monde entier reposent en sécurité dans leurs lits ce soir, ici à Gaza, l’armée israélienne a ordonné une évacuation : un abri de l’UNRWA (anciennement une clinique) s’est vidé en quelques minutes. À l’intérieur se trouvaient 300 familles. En face, un autre abri, une école, abritait 500 autres personnes. Maintenant, plus de 800 familles sont à la rue. Chassées dans l’obscurité, serrant leurs enfants dans leurs bras, traînant les personnes âgées et malades, se précipitant dans la nuit sans aucun endroit où aller. Huit cents familles dorment ce soir sur l’asphalte nu. Non pas à cause d’un acte qu’elles auraient commis, ni par culpabilité, mais parce qu’un soldat a décidé que leur vie pouvait être brisée à minuit. Parce que le monde a décidé que leur souffrance était tolérable, ignorable, oubliable. Ce n’est pas une guerre, c’est une humiliation délibérée. C’est l’enlèvement calculé des derniers fragments de dignité, forçant mères, pères, enfants et personnes âgées à se réfugier dans la rue comme des objets abandonnés. Ces personnes n’ont pas été expulsées par des explosions, mais poussées dans la nuit par le caprice d’un soldat pour qu’elles puissent enfin « apprendre » à quitter Gaza. Et vous, oui, vous, qui lisez ces mots, que ferez-vous de cette image ? Des centaines de familles trébuchant dans la nuit, des nourrissons pleurant dans les bras de leur mère, des vieillards s’effondrant sur des bâtons, des enfants traînant des sacs plus grands que leur corps. Allez-vous passer outre, vous dire que c’est « compliqué », vous rassurer en vous disant que c’est de la « politique » ? Ou allez-vous admettre que votre silence vous rend impliqué dans tout cela ? Imaginez la rue froide où ils sont assis, serrés les uns contre les autres pour se réchauffer, écoutant le grondement lointain des bombes comme si elles leur rappelaient que le monde les avait anéantis. Imaginez la fille dont la couverture est l’air de la nuit, le garçon qui ferme les yeux en sachant qu’il n’y aura plus de foyer où se réveiller. Imaginez leurs mères, qui pleurent comme votre mère pleurerait pour vous. L’histoire s’écrit dans ces rues. Non pas avec de l’encre, mais pieds nus sur le trottoir. Non pas avec des discours, mais avec les sanglots d’enfants dont on ne se souviendra plus. Et quand ils disparaîtront, ne vous dites pas que vous l’ignoriez. Vous le saviez. Vous avez lu ces mots. Vous avez vu les photos. Et vous avez choisi. Ce n’est pas de la sécurité. C’est du sadisme. C’est la destruction délibérée d’un peuple sous le regard indifférent d’un monde trop confortable pour s’en soucier. Et demain, au lever du soleil, Gaza se lèvera elle aussi, non pas comme une ville, ni comme un foyer, mais comme un cortège d’ombres errant dans la poussière et les décombres. Ils n’emporteront rien d’autre que leur chagrin et l’amère conscience que le monde les a laissés mourir en plein air. #GazaGenocide«
Dr. Ezzideen
@ezzingaza
While families across the world lie safely in their beds tonight, here in Gaza the Israeli army ordered an evacuation: an UNRWA shelter(once a clinic) emptied in minutes. Inside were 300 families. Opposite it, another shelter, a school, holding 500 more.
Now all of them, over 800 families are in the street. Driven out into the darkness, clutching their children, dragging the old and the sick, rushing into the night with nowhere to go.
Eight hundred families sleep tonight on bare asphalt. Not because of something they did, not because of guilt, but because a soldier decided their lives could be uprooted at midnight. Because the world decided their suffering was tolerable, ignorable, forgettable.
This is not war, it is deliberate humiliation. It is the calculated stripping away of the last fragments of dignity, forcing mothers, fathers, children, and the elderly into the streets like discarded objects. These people were not bombed out by explosions, but pushed into the night by a soldier’s whim so they might finally “learn” to leave Gaza.
And you, yes, you, reading these words, what will you do with this image? Hundreds of families stumbling into the night, infants crying in their mothers’ arms, old men collapsing on sticks, children dragging sacks bigger than their bodies. Will you scroll past it, tell yourself it is “complicated,” reassure yourself it is “politics”? Or will you admit that your silence makes you part of this?
Imagine the cold street where they now sit, pressed together for warmth, listening to distant bombs as if they were reminders that the world has erased them. Imagine the girl whose blanket is the night air itself, the boy who closes his eyes knowing there will be no home to wake to. Imagine their mothers—who cry the same way your mother would cry for you.
History is being written in these streets. Not with ink, but with bare feet on pavement. Not with speeches, but with the sobbing of children who will not be remembered. And when they vanish, do not tell yourself you didn’t know. You did. You read these words. You saw the pictures. And you chose.
This is not security. This is sadism. This is the deliberate breaking of a people under the indifferent gaze of a world too comfortable to care. And tomorrow, when the sun rises, Gaza will rise too not as a city, not as a home, but as a procession of shadows, wandering through dust and rubble. They will carry nothing but their grief, and the bitter knowledge that the world let them die in the open.
#GazaGenocide
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