Le ras-le-bol des usagers du train

Pour la énième fois, des usagers du train se sont rassemblés devant une gare
pour dénoncer, encore et encore, la dégradation du service ferroviaire.
Ce samedi 13 décembre, c’était devant la gare de Gramat.
Le 29 novembre, soit 15 jours plutôt, c’était devant la gare de Biars-Bretenoux.
Devant quelle gare faudra-t-il donc se rassembler, encore et encore une fois,
pour espérer être entendu des instances nationales et régionales de la SNCF
qui n’ont cure de ces lignes dites « petites » ou de la Région Occitanie, autorité
organisatrice des transports et donc garante, de la par la loi, de la continuité
territoriale et de l’égalité d’accès aux services de transport, dans une logique
de service public ?
Trains supprimés, en panne, gares ou guichets fermés, correspondances non
assurées, horaires totalement inadaptés aux besoins de la population, « petites »
gares non desservies : les usagers du train en ont ras-le-bol ! Et les cheminots
ne sont pas en reste, eux qui doivent subir, dans leur travail au quotidien, les
restrictions budgétaires et les suppressions de poste qui vont avec.
Quelques édiles présents ce 13 décembre à Gramat, sans doute sensibles au
désarroi de leurs concitoyens, sont venus apporter leur soutien aux
manifestants présents. A commencer par Michel Sylvestre, maire de cette
commune qui rappelait qu’il était déjà présent à un tel rassemblement, il y a
deux ans et pour les mêmes raisons. « Je crains que dans deux ans je ne sois
encore là. Ce qui m’embête ».
Le maire a souligné la nécessité de défendre le train pour des raisons
écologiques et d’atraction du territoire. Il parle d’or. Mais il a fait une sorte
qui a pu en surprendre plus d’un ou d’une : « Les priorités de l’État semblent
être les voies vertes. Ce qui est ridicule : tout cela pour satisfaire quatre ou cinq
bobos parisiens. A croire que le tourisme est plus important que la vie des
Lotois ». Tiens donc ! Martne Michaux, adjointe à la maire de Miers, Caroline
Mey-Fau, a renchéri sur ces propos, assurant que la disparition des trains
pourrait être un facteur de risque sur une dépopulation du Lot et une
détérioration du bien-vivre sur le territoire. Sans doute a-t-elle oublié que Madame Mey-Fau, qui est aussi conseillère départementale, a approuvé le
déferrement de la ligne Capdenac-Cahors, soit celle qui aurait pu relier les deux
plus grandes villes du Lot, pour y installer en lieu et place … une voie verte.
Face à de telles hypocrisies, devant la surdité des décideurs ferroviaires ou
politiques, la lassitude ne doit pas s’installer.
Continuons le combat, encore et encore, afin que soit maintenu ce service
public ferroviaire indispensable pour nos vies, pour la transition écologique,
pour l’égalité entre les citoyens et les territoires.
Les Farouches insoumis du Lot seront toujours présents pour soutenir ses lutes
comme le préconise « L’avenir en Commun » dans sa mesure pour développer
les transports publics écologiques, repenser la mobilité individuelle.
Une pétition est en ligne sur le site change.org. Une autre façon de se faire
entendre !


Groupe d’action Les Farouches Insoumis du Lot.


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