Défendons nos gares et nos trains !

Plus d’une centaine de personnes se sont rassemblées, le 29 novembre, devant la gare de Bretenoux-Biars, répondant à l’appel lancé par le Comité de Défense de la ligne Brive-Aurillac. Les revendications exprimées sont récurrentes depuis des années et maintes fois rabâchées auprès des décideurs publics et que l’on peut résumer ainsi : exiger des trains qui correspondent aux besoins de la population. Ce qui, dans le détail, se traduit par un service public fiable (on ne compte plus les dysfonctionnements qui affectent cette ligne Brive-Aurillac comme tant d’autres lignes dites secondaires : trains supprimés, en panne, gares fermées, correspondances non assurées y compris pour rejoindre la capitale…), des horaires permettant aux travailleurs, aux étudiants et à toute la population de se déplacer en train, des gares accessibles et des guichets ouverts, des arrêts systématiques dans les « petites » gares. Sourds, et ce, depuis des années à toutes nos interpellations, les décideurs publics, qu’il s’agisse des représentants de SNCF Réseau ou de nos élus régionaux,  sont très éloignés de nos problèmes sur le terrain, préférant sans doute ignorer les galères de voyage au quotidien que vivent les usagers du train et semblant définitivement hors sol. En témoigne la réponse faite par Jean-Luc Gibelin, vice-président aux Mobilités pour tous (sic !) et aux infrastructures de transport en Région Occitanie, quant au maintien des arrêts de train dans les « petites » gares  : « c’est populiste ». Chacun jugera de la pertinence de cette réponse. Face à l’inanité de cette dernière, le Comité de défense de la ligne Aurillac-Brive a décidé de « taper plus haut » et d’envoyer un courrier à la Présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, accompagné en guise de carte postale, d’une photo de l’ensemble des manifestants présents, ce 29 novembre. En espérant qu’il ne reste pas lettre morte.

Ce ne sont pas moins de 984 km de lignes qui sont menacés sur les 3932 km de voies que compte l’Occitanie. Ces lignes, dites encore une fois secondaires, sont souvent ignorées dans les prises de décision nationales. Pourtant, ces lignes ainsi si mal nommées, puisqu’essentielles pour la population en milieu rural, sont aussi l’une des clés de la transition écologique, de la justice sociale, de l’égalité entre les citoyens et les territoires.

Et pour continuer de les défendre, une nouvelle manifestation, à l’initiative de l’ADGAPR (Association de Défense de la Gare d’Assier et pour la Promotion du Rail) est prévue le 13 décembre devant la gare de Gramat, la ligne Rodez-Brive-Paris subissant les mêmes dysfonctionnements que celle reliant Aurillac à Brive. Soyons nombreux, et bruyants, pour que nous soyons enfin entendus.

Les Farouches Insoumis du Lot et Les Insoumis du Pialou

Les Farouches Insoumis du Lot, basés à Figeac, sont un groupe d’action de la France Insoumise qui s’est constitué récemment avec des militants répartis sur la deuxième circonscription du département, les Insoumis du Pialou sont eux basés à Biars-sur-cère. Ils se sont fixés pour mission la diffusion du programme « L’Avenir en Commun » et d’alerter leurs concitoyens sur des problématiques locales, ce qui passera aussi par le décryptage de la parole publique de nos élus, à chaque fois que cela sera nécessaire.


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