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Pour tous

La montée en puissance de tous les leviers sécuritaires

Comment se sont constituées les récentes politique sécuritaires en France ?

Après 2 ans d’état d’urgence promulgué suite aux attentats perpétrés à Paris et à Saint-Denis en novembre 2015, le second gouvernement d’Édouard Philippe promulgue loi du 30 octobre 2017 renforçant la sécurité intérieure et la lutte contre le terrorisme.

La loi SILT institue des mesures de prévention contre le terrorisme, comme les périmètres de protection, les assignations individuelles à un périmètre géographique, ou des perquisitions. Comme cela est le cas durant les périodes d’état d’urgence, ces décisions sont prises par l’autorité administrative et non par l’autorité judiciaire.

Cette loi est sévèrement critiquée par The New York Times qui estime que celle-ci « légaliserait de façon permanente l’état d’urgence décrété par François Hollande » et juge que les mesures inscrites dans ce texte « ont peu contribué à lutter contre le terrorisme, pas davantage que les lois déjà existantes, tout en menaçant réellement les droits des citoyens ». Pour le quotidien américain, il est « alarmant » que le pouvoir exécutif cherche à consacrer l’état d’urgence dans le droit commun et forge ainsi « un frein permanent aux droits constitutionnels des citoyens français »

Pour le professeur de droit constitutionnel Dominique Rousseau, la volonté de l’exécutif d’introduire dans le droit commun les principales mesures de l’état d’exception qu’est l’état d’urgence « nous fait nous habituer à vivre sous état d’urgence “comme si de rien n’était ». Et celle, claire, de l’ancrage dans la loi de la prévalence du pouvoir administratif sur le pouvoir judiciaire, c’est-à-dire de l’ordre public sur les libertés individuelles. Or, quand on porte atteinte aux libertés, on est certain d’en limiter l’exercice mais on n’est jamais certain de garantir la sécurité. C’est pourquoi, pour tout démocrate, la liberté est la première des sécurités (extrait de Wikipedia)

Il est utile de rappeler aux françai(se)s s’imaginant vivre dans le pays des droits de l’homme, que la France se trouve dans le peloton de queue (20ème place) des pays démocratiques juste avant le Chili (voir Indice des démocraties

Et ça continue…

Avec la récente loi “Sécurité globale” qui au-delà de l’interdiction de diffusion d’images de la police (article 24), vise surtout à renforcer considérablement les pouvoirs de surveillance des forces de l’ordre, notamment à travers la légalisation des drones (article 22), la diffusion en direct des caméras piétons au centre d’opération (article 21), les nouvelles prérogatives de la police municipale (article 20), la vidéosurveillance dans les hall d’immeubles (article 20bis). Cette loi sera la première pierre d’un vaste chantier qui s’étalera sur plusieurs années.

L’acharnement sécuritaire continue avec trois décrets publiés discrètement début décembre, le gouvernement élargit les possibilités de fichage. des services de police et de gendarmerie :

  • Ficher les opinions politiques de certains Français,
  • les orientations sexuelles
  • la pratique sportive
  • les comportements religieux
  • les activités sur les réseaux sociaux

Lorsque l’État évoque la sécurité publique, il s’agit de sa propre sécurité ; paradoxalement la sécurité publique met en danger la sécurité du public…

Désormais la qualification de terrorisme touchera toute expression en faveur de la liberté.

Pétition fichage

Et enfin le projet de loi contre les séparatismes

Présenté le 9 décembre 2020, ce sera le dernier du quinquennat d’Emmanuel Macron, ouf… et en procédure accélérée bien sûr.

Dans son discours, le (troisième) premier ministre Jean Castex présente cette loi comme une loi de liberté, de protection et d’émancipation alors que dans les textes, les mots qui reviennent le plus souvent sont d’un autre cru : Contrôle, sanction, interdit, obligation, amende, prison, réprimé, illicite…

Profitant des récent attentats islamistes et sous prétexte de conforter les principes républicains, le gouvernement a les coudées franches pour durcir tous les secteurs touchant de prés ou de loin à l’islamisme radical avec des mesures qui visent tous les français dans leurs libertés fondamentales.

L’État profite de l’opportunité pour porter un coup de grâce à la liberté d’instruction (garantie depuis Jules Ferry), tant à domicile qu’au sein des écoles privées et surtout alternatives (Frenet, Montessori…).

Depuis plusieurs années, le gouvernement ferraille contre l’instruction en famille (IEF) qui se développe à grande allure dans tous les pays occidentaux dont la France. Le vrai danger pour les États réside dans le fait de voir une frange croissante d’enfants échapper à l’école publique, véritable outil de formatage au service d’un système économique qui place le profit de quelques-uns au-dessus de toutes les valeurs de la vie ; une école semi-carcérale obligatoire en France dés l’âge de trois ans et qui génère échec, violence, hétéronomie, harcèlement… une école ou justement la religiosité tend à devenir pour certains un marqueur identitaire favorisant les candidats au djihad.

Il faut savoir que la très grande majorité des IEF et écoles privées, basées sur le respect de l’enfant et la bienveillance ne posent aucun problème et ne représentent pas la moindre menace pour la république.

Je vous invite à écouter les arguments de Mélanie, cette maman lotoise qui, pour défendre l’instruction en famille dissèque le discours d’Emmanuel Macron. La vidéo

Good Night and Good Luck

  • Allomartin
  • 16/01/2021 18:00
  • 23/01/2021 18:00

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2 Commentaires

  1. D’une manière générale, il est bon de temps à autre de vérifier par une simple recherche que l’attribution qui est faite de telle ou telle citation est correcte, surtout si, comme dans ce cas, elle pose quand même quelques questions logiques :

    Aucune source fiable
    Cela ressemble par trop à une paraphrase de G. Orwell, dans 1984 (novlangue)
    J. Goebbels était un fin lettré, docteur en philologie germanique, je l’imagine mal estropier la langue qu’il adorait.

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