Comparaisons historiques TITANIC et COVID19

Comparaisons historiques : COVID 19 et TITANIC

Dans la série des comparaisons entre les époques voici aujourd’hui… Le TITANIC !

Dans l’inconscient collectif comme dans l’imagerie populaire, le Titanic représente LE fiasco le plus monumental de l’histoire de la modernité. Pourquoi ?

Car il est une preuve que la technologie, aussi parfaite qu’elle nous apparaisse, reste une potentielle source de catastrophe dans sa gestion. Et que la foi en cette « néo-religion » permette un gâchis humain dont les grands perdants sont toujours les plus humbles.

Résumons ce fiasco : Une conception ingénieuse de compartimentations latérales qui permette en cas de problème de voie d’eau de ne pas compromettre l’insubmersibilité du navire, grâce aux compartiments restés intacts en cas de collision avec un Iceberg, qui resteraient vides d’eau.

D’où une confiance aveugle que le propriétaire a mis à profit, pour restreindre le nombre de canots de sauvetage, théoriquement nécessaire.

Première conséquence dans le monde réel : tout le monde ne pourra pas être évacué. Il y aura donc des victimes.

Observons maintenant la hiérarchie des victimes : Les premiers sacrifiés sont les occupants de la cale : On ferme les grilles de leurs issues. Ils seront les premiers noyés hommes, femmes et enfants.

Qui s’en sortira ? Les femmes et les enfants des classes sociales qui étaient dans les cabines de luxe, ou assimilées : la classe des riches.

On peut toujours, pour relativiser l’horreur de ce fiasco social, mettre en avant le courage du capitaine et des musiciens qui joueront jusqu’au bout de la catastrophe ainsi que l’abnégation des hommes qui subiront finalement le même sort, mais un peu plus tard que les sacrifiés de la cale.

Récapitulons l’enchainement des causes de cette monstrueuse affaire :

    • une foi aveugle en la modernité technologique (invincibilité)

    • un sentiment de toute puissance qui autorise à ne pas anticiper l’accident potentiel et donc à restreindre les solutions de sauvetage.

    • Une gestion calamiteuse de la crise qui va occasionner le sacrifice, en premier, des classes défavorisées. « Macron parle de guerre » or, Selon Paul Valéry (pas Giscard, l’écrivain) : « La guerre c’est le massacre de gens qui ne se connaissent pas au profit de gens qui se connaissent, mais eux, ne se massacrent pas! »

Comparons maintenant :

    • une foi aveugle du président en le libéralisme et en sa toute puissance

    • une impéritie crasse, car depuis des mois au moins (novembre 2019)la situation était connue grâce aux services de renseignements et aux ambassadeurs et diplomates : c’est la force d’un état d’avoir ces renseignements qui auraient dû permettre une anticipation et donc des solutions.

    • Une réalité politique, multi décennale, de destruction des services publiques et des conditions de travail (gestion managériale, réduction de personnels et du nombre de lit), ainsi que la destruction systématique des moyens de production (délocalisation des outils industriels par la mondialisation, « pour plus de rentabilité », donc chômage croissant), vente des « bijoux » d’état aux riches étrangers (aéroports, usines, et brevets qui permettront aux acquéreurs de nous concurrencer déloyalement)…. quelle mouche a piqué nos dirigeants depuis trente ans ?

Le PDG de la « START UP NATION » nous avait informé que nous étions en guerre,sans préciser qu’elle mettrait le petit peuple en premières lignes : les personnels au contact des malades, sans masque ni blouse, (et pas que les soignants) et tous les travailleurs qui ne pouvaient pas faire du télétravail, (on voit effectivement mal comment bâtir une maison ou réparer une automobile à distance.), et maintenant, au second confinement, les personnels des établissements scolaires (et pas que les enseignants, les personnels territoriaux également) qui sont en première ligne. D’ailleurs qui est vraiment confiné puisque les enfants, les personnels scolaires, les travailleurs des grands magasins et tous les travailleurs « manuels » sortent pour travailler ? Attention, tout de même, aux amendes pour défaut d’attestation.. sur le chemin du travail.

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p align=”CENTER”>Daniel Coutant

  • Daniel Coutant

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